Notaire et patriote, né le 13 mars 1808 à Saint-Philippe-de-Laprairie, Bas-Canada, fils de Louis Decoigne et de Marguerite Bezeau ; en 1832, il épousa Mary McCabe, et ils eurent deux enfants ; décédé le 18 janvier 1839 à Montréal.
Pierre-Théophile joue un rôle important dans les préparatifs de ce soulèvement Patriote de 1837-38. En septembre 1838, a lieu son assermentation à Champlain, dans l’État de New York, à titre de membre de l’Association des frères-chasseurs. Plus tard, il avouera son intention d’infiltrer cette société secrète et d’informer le gouvernement de ses activités. Pourtant, il sera l’un des chefs les plus redoutés de la paroisse Saint-Cyprien, à Napierville. Il propose même de confisquer les biens de François-Xavier Malhiot, seigneur de Contrecœur. Dans le cadre du plan qui devait regrouper les patriotes de 17 paroisses afin d’aller s’emparer le 3 novembre au soir de William Henry (Sorel), Decoigne est chargé de rassembler la veille les habitants de Verchères, de Saint-Ours et de Contrecœur. À ceux qui seraient tentés de rester neutres, il dira : « ceux qui refuseront de marcher verront leurs propriétés brûlées et seront traités comme leurs plus cruels ennemis ».
Le 2 janvier 1839, il est condamné à mort par un conseil de guerre et, le 18 janvier suivant, il est pendu. Sa veuve sera indemnisée en partie en 1852 des pertes matérielles que son mari et elle avaient subies pendant la rébellion.
sources : Tiré d'un texte de Fernand Ouellet, dans le Dictionnaire biographique du Canada — Voir aussi, Les Patriotes de 1837-38 (Fiche biographique sur Pierre-Théophile Decoigne)
